Exposition « La dissidence en Martinique et en Guadeloupe, 1940-1945 »

Du lundi 19 au vendredi 30 mai 2025, la MHT a le plaisir d’accueillir l’exposition temporaire « La dissidence en Martinique et en Guadeloupe, 1940-1945  ». Cette dernière a été réalisée par l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONACVG).

Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation culturelle mise en place par la ville de Nantes pour la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le 10 mai 2025.

Vous trouverez sur le lien suivant la programmation complète pour cette journée : programmation culturelle 10 mai 2025 – conférences/ciné-débats/expositions/concerts

Informations pratiques

Exposition ouverte du lundi 19 au vendredi 30 mai 2025

Horaires d’ouverture : de 10h à 13h et de 14h à 18h du lundi au vendredi

L’exposition ne sera pas ouverte les week-ends

L’exposition prendra place à la Maison des Hommes et des techniques, dans notre salle de conférences

L’entrée est gratuite

Présentation

Au mois de juin 1940, malgré l’opposition d’une partie de la classe politique et de la population locale, l’amiral Robert, représentant du régime de Vichy aux Antilles, s’assure de la fidélité des îles au maréchal Pétain. Privés de libertés, craignant un retour de l’esclavage, exaspérés par les difficultés quotidiennes, les Antillais entrent peu à peu en Dissidence. Contestation « naïve », manifestations collectives, engagement politique, militaire ou intellectuel ; la Résistance au régime de Vichy s’affirme sous différentes formes.

Forme ultime d’engagement, plusieurs milliers d’Antillais choisissent l’exil vers les îles anglaises voisines où se trouvent les bureaux de recrutement FFL. Intégrés à des unités combattantes, ils interviennent jusqu’en 1945 sur les théâtres d’opérations européens.

Cette exposition souhaite rendre hommage à l’engagement de ces Dissidents antillais qui ont refusé la défaite de la France, l’asservissement de son gouvernement à un pays ennemi et qui se sont battus pour rendre à la République ses droits ; une mise à l’honneur tardive et méritée, une reconnaissance attendue par ces anciens combattants.

L’engagement des Antillais dans la résistance est un prolongement de la longue lutte pour la liberté et l’émancipation né de la période de l’esclavage. Ces hommes ont vu l’opportunité de revendiquer l’égalité et la reconnaissance, que ce soit en combattant le nazisme ou en dénonçant les injustices du système colonial.